L’eglise et le puits St Cynfran, Llysfaen

L’eglise et le puits St Cynfran, Llysfaen

Selon la tradition, on a fondé ici une cellule religieuse en 777ap J-C. Le Clwyd-Powys Archaeological Trust suggère qu’une butte de terre, au nord de l’église, pourrait être les vestiges d’un ancien « llan » (enclos muré qui entoure une cellule).

L’église est dédiée à St Cynfran, que l’on dit être l’un des fils de Brychan Brycheiniog au cinquième siècle. L’un de ses frères était Cynbryd, saint patron de la paroisse voisine de Llanddulas. On en est venu à considérer  Cynfran comme le saint patron du bétail.

Un puits sacré appelé Ffynnon Gynfran (le puits de Cynfran) est situé à environ 100m au nord de l’église actuelle, et on dit que Cynfran y a baptisé un converti peu après avoir prêché dans cette région pour la première fois. Ce puits fournissait encore l’eau sacrée pour les fonts baptismaux de l’église jusqu’au 20e siècle mais est tombé plus tard en état de déréliction. Les autochtones avaient pour coutume de prier Cynfran au puits la veille de sa fête, célébrée le 12 novembre, en lui demandant de bénir leurs troupeaux.

Les registres des taxes religieuses datant de 1254 font référence à cette église comme « Ecc’a de Llesvaen ». Il est possible que la nef nord de l’église actuelle date de ce siècle-là. On a ajouté la nef sud ultérieurement. L’église a été rénovée dans les années  1870, quand on lui a ajouté l’abri en porte à faux pour cloches, le porche et les piliers, et qu’on a reconstruit le jubé et les fenêtres.

En 1915, le pasteur de Llysfaen, le Rev David Lewis, a perdu son fils Rev Ivor Morgan Lewis, à la Première Guerre Mondiale. Ivor, 26 ans, servait comme chapelain sur HMS Goliath quand ce dernier a été torpillé pendant la malheureuse invasion de Gallipoli, en Turquie. Ivor est l’une des quelques 570 personnes qui ont trouvé la mort sur ce cuirassé et son nom se trouve sur le mémorial de la guerre dans le cimetière.

La tradition galloise de « canu Plygain » (ou « Plygam » au nord du Pays de Galles) a continué ici jusqu’au 20e siècle. Ce nom vient du Latin pour le corbeau mâle, « pulli cantus », et cette cérémonie comprend un culte et des chants au lever du jour, le matin de Noël. En 1915, par exemple, un chœur de plus de 50 enfants a chanté des chants de Noel – commençant à six heures du matin !

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